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Depuis décembre 2017 et l’explosion des crypto-monnaies (monnaies numériques) aux yeux du grand public, on entend de plus en plus souvent parler de la blockchain. Autant, il est facile de comprendre ce qu’est un Bitcoin, autant, il n’est pas simple de s’imaginer ce qu’est une blockchain.

Le Bitcoin comme précurseur de la blockchain

La première blockchain publique est apparue en 2008 avec le Bitcoin. Sous le pseudonyme de Satoshi Nakamoto, une personne ou un groupe (on ne sait toujours pas aujourd’hui.) ont développé conjointement le Bitcoin et sa Blockchain. Mais il existe aussi des blockchains privées.

Même s’ils ont été développés ensemble, l’utilisation actuelle de la blockchain se fait dans de nombreux autres cas que la crypto-monnaie.

En traduisant littéralement le mot, nous obtenons chaîne de blocs. Et c’est précisément de ça qu’il s’agit.

La blockchain est une technologie de stockage, une base de donnée infalsifiable.

Imaginons un bloc, assimilable à une table de base de donnée, qui puisse stocker 100 transactions.

Je réalise une transaction financière d’un compte A vers un compte B.

Cette transaction va t’être vérifié par une technique appelée preuve de travail (“Proof-of-Work” pour le Bitcoin, différent du “Proof-of-Stake”). Les nœuds du réseau (les “mineurs”) vont résoudre des problèmes algorithmiques complexes pour valider la transaction.

6 preuves de travail sont nécessaires à la validation d’une transaction.

Une fois cela fait, la transaction est validée et stockée dans le bloc. Quand 100 transactions effectuées auront eu lieu, un nouveau bloc sera créé, et ainsi de suite.

Le gros avantage est que cela rend les transactions infalsifiable et indéfiniment consultable par l’ensemble des personnes ayant accès au réseau.

Blockchain = décentralisation

En plus de sa transparence et de la sécurité des transactions qui en découlent, la technologie blockchain est décentralisé.

C’est-à-dire qu’une transaction peut se faire sans intermédiaire de confiance telle qu’une banque. Comprendre moins de frais.

Ok, c’est bien tout ça, mais en quoi ça peut être intéressant dans notre vie de tous les jours ?

Prenons les élections par exemple. Ce n’est peut-être pas le cas en France, (quoi que !) mais dans de nombreux pays, les dirigeants truquent les élections.

Le fait de “stocker” les votes des citoyens dans une blockchain permettrait de rendre ces votes infalsifiables. Et donc d’avoir le vrai résultat de cette élection. Cela serait possible via un smart contract (un contrat intelligent)

Un cas plus concret peut-être ?

Le smart contract

Le smart contract

La blockchain Ethereum se concentre sur l’exécution de code de programmation d’applications décentralisées. Les contrats intelligents.

Imaginons, comme cas d’usage, un échantillon de 1000 personnes qui payent tous les mois 50 € d’assurance voiture.

1000 x 12 x 50 € = 600 000 €

Imaginons que sur un an, 30 % de ces personnes aient un accident occasionnant un coût moyen de 1000 € par personne.

0.30 x 1000 x 1000 € = 300 000 €

L’année 1, l’assurance se sera enrichi d’au moins 300 000 €. Pour l’année 2, on recommence, bien entendu avec un malus pour les personnes ayant eu un accident.

Le cas du smart contract

Pour l’année 1 dans le cas d’utilisation de la blockchain, rien ne change les 1000 personnes vont payer 50 € par mois. Nous considérons toujours que 30 % de ces personnes auront un accident provoquant 1000 € de réparation moyenne.

Mais pour l’année deux, cela devient très intéressant. Le smart contract prends le relais et le calcul suivant s’opère :

600 000 € (de stock) – 300 000 € (de réparation) = 300 000€ restant en fin d’année 1.

En début d’année 2, il restera donc 300 000 € de stock, il faudra donc ajouter 300 000 € pour atteindre le fond de roulement de 600 000 €.

les 1000 personnes ne payeront donc que 25 € par mois durant cette deuxième année. 1000 x 12 x 25 € = 300 000 €

Les 1000 personnes de l’exemple vont donc gagner 25 € par mois durant cette année pour les mêmes services.

Et les exemples comme celui-ci sont extrêmement nombreux ! Par exemple le navigateur Brave qui nous rémunère en crypto-monnaies quand on regarde volontairement une publicité.

Pour le moment, ces applications de la blockchain ne sont que des promesses, car de nombreux défis juridiques, économiques ou encore écologiques sont à surmonter. Mais la promesse est bien réelle.

L’utilisation de la blockchain pour créer des applications ou autres smart contract est bien réelle. On dénombre aujourd’hui prêt de 2400 coins ou tokens qui utilisent cette technologie. Ripple, Bitcoin Cash, Litecoin ou encore Eos sont parmis les plus connus.

La blockchain ouvre non seulement la voie à un web décentralisé, mais également à une décentralisation plus générale de notre société.

Une nouvelle économie numérique sur fond de tokens ou de crypto-monnaie qui pourrait sur le long terme bousculer nos habitudes.

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